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Mon histoire

De marathonienne à coach nutrition

Je n'ai pas choisi ce métier dans un catalogue de formations.

Je l'ai choisi parce que mon corps m'a lâchée et que personne n'a su me dire pourquoi.

Le sport, c'est dans mon ADN

Je cours depuis toujours. Pas pour les médailles : pour me vider la tête.

À 46 ans, je me suis lancé un défi : deux marathons dans l'année. Plus plusieurs trails, dont un 30 kilomètres. Plus la salle, plus le renforcement. Huit mois de préparation millimétrée, une discipline que personne autour de moi ne comprenait vraiment.

Je voulais me prouver quelque chose. Je ne savais pas encore quoi.

Puis mon corps a dit stop

Pas en douceur. D'un coup, et violemment.

L'énergie qui s'effondre. La récupération qui n'arrive plus. Le ventre qui gonfle sans raison. Le sommeil qui se fragmente.

Et cette sensation, terriblement précise, de ne plus reconnaître le corps qui m'avait portée pendant vingt ans.

Ce n'était pas de la fatigue. C'était autre chose, et je n'avais pas de mot pour le dire.

Ce que j'ai essayé, et qui n'a rien changé

J'ai fait ce que font toutes les sportives : j'ai cherché la faute dans mon assiette.

J'ai mangé encore plus équilibré. Encore plus propre. J'étais persuadée que mon alimentation n'était pas assez solide pour ce que je demandais à mon corps.

Rien n'a bougé.

Alors j'ai fait ce qu'on fait ensuite : j'ai consulté.

Plusieurs professionnels, plusieurs fois. Aucun ne m'a parlé de périménopause. Pas une seule fois.

On m'a parlé de stress, de surentraînement, de sommeil.

Jamais d'hormones.

Le mot que personne ne m'a dit

Je l'ai trouvé seule.

Dans mes propres recherches, puis dans la littérature scientifique, à lire des études que je n'étais pas censée lire.

Le mot était là depuis le début : périménopause.

Cette période qui commence bien plus tôt qu'on ne le croit, dont les premiers signes ne ressemblent pas du tout à ce qu'on imagine, et dont presque personne ne parle.

Quand j'ai compris, j'ai ressenti deux choses en même temps. Un soulagement immense : je n'étais ni folle, ni molle, ni en train de mal faire.

Et une colère. Pourquoi avait-il fallu que je trouve ça toute seule ?

Pourquoi j'en ai fait mon métier

En janvier 2026, j'ai regardé autour de moi et j'ai vu le vide.

Presque rien de sérieux, presque rien de dit, presque rien de rassurant pour des milliers de femmes qui vivaient exactement ce que je venais de traverser, et qui, comme moi, pensaient que c'était de leur faute.

J'ai arrêté de me soigner toute seule dans mon coin. J'en ai fait mon travail.

Aujourd'hui j'accompagne des femmes de 30 à 55 ans.

Certaines reprennent le sport et ne comprennent pas pourquoi leur corps proteste.

D'autres sont en pleine périménopause et cherchent des réponses qu'on ne leur donne pas.

 

Ce n'est pas la même étape, mais c'est la même mécanique : un corps qui demande autre chose, et personne pour le traduire.

L'autre force

Mon corps ne m'a pas trahie. Il m'a parlé, et je n'écoutais pas.

De cette histoire, j'ai gardé la discipline de la sportive et j'ai perdu l'obstination.

J'y ai découvert une autre force : celle qui écoute, qui respecte, et qui dure.

C'est de là que vient le nom professionnel que j'utilise.

C'est aussi pour ça que vous ne trouverez ici ni restriction, ni programme punitif, ni promesse de kilos.

 

On nourrit avant de demander. On construit avant d'exiger.

 

C'est plus lent les trois premières semaines, et infiniment plus solide ensuite.

Je vis ce que j'enseigne. J'ai 49 ans, je suis en périménopause, et je cours encore mais autrement.

Si quelque chose dans cette histoire vous a fait tiquer, c'est probablement le bon moment pour en parler.

Trente minutes, en visio, offertes.

 

Vous racontez, j'écoute, et vous repartez avec un premier repère clair, que l'on travaille ensemble ensuite ou non.

Il n'y a rien à préparer.

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